fbpx

Comment s’auto-régulent les écosystèmes naturels ?

Quels sont les échanges et les processus naturels avec lesquels nous devons danser ?

Les interactions à bénéfice réciproque

  • La Symbiose +/+ : C’est une association fusionnelle entre deux organismes hétérospécifiques (qui appartiennent à des espèces différentes) obligatoire à la survie de l’un ou des deux. Exemple : mycorhizes/ plantes, flore intestinale/ animaux, Pollinisateur/plantes à fleurs, Poisson clown/anémone.
  • Le Mutualisme +/+ : C’est une interaction à bénéfice réciproque entre deux espèces sans que celles-ci soit dépendantes les unes des autres. C’est la relation Gagnant/Gagnant que l’on recherche dans les collectifs. Exemple : pêcheur en barque/dauphin, poisson nettoyeur/requin, oiseaux/merisiers
  • L’altruisme +/0 : L’un donne un bénéfice volontaire à l’autre sans retour.  Exemples : Lionne qui élève une gazelle, écureuil qui donne à manger au merle en hiver, dauphin qui sauve un nageur, hippopotame qui sauve les gnous de la noyade, éléphant qui protège une jeune gazelle des lions. Les cas réels sont extrêmement rares, c’est généralement du mutualisme mal interprété !  L’analyse transactionnelle met en évidence qu’il y a toujours un bénéfice à chaque don que l’on fait (ne serait-ce que le plaisir de donner !).
  • Le Neutralisme : Absence de relation :  « On s’ignore »  : Cohabitation de plusieurs espèces sur un même territoire sans exercer d’influence entre elles. On s’ignore paisiblement. Exemples chez les animaux : corbeau/moineau, moineau/carpe, lapin/chouette ; exemples chez l’humain : Notre-Dame -des-Landes où les élites ignorent volontairement toute parlementation, un enfant préfère être battu par ses parents qu’être ignoré par eux !

Bénéfice unilatéral

  • Le Commensalisme +/0 : Association d’espèces sans qu’elle soit une nécessité vitale pour aucune d’entre elles. L’un bénéficie d’une ressource sans nuire à l’autre. Exemples : moineau/miette de pain, renard/poubelle, bousier/vache (bouse)
  • La Prédation +/- : L’un mange l’autre (animal ou végétal) et se nourrit de sa substance. Exemples : mouton/herbe, lion/gazelle,   renard/rongeurs, humain/carottes, hirondelle/insectes, mites/tissu en coton…
  • Le Parasitisme +/- : Relation biologique entre deux êtres vivants où le parasite tire profit d’un organisme hôte pour se nourrir, s’abriter ou se reproduire. L’un prend l’énergie de l’autre et peut lui  donner la mort ou pas ! Exemples :  moustique/animaux,  ichneumon/larves diverses, douve du foie/mouton & humains, vers intestinaux/animaux divers,  vers du bois/arbres, carpocapse/pépin de pommes, coucou/mésange, homo sapiens d’élevage hors sol/écosystème naturel.

Nuisance réciproque

  • La Compétition -/- : attitude de rivalité et de concurrence entre espèces vivantes pour l’accès aux ressources du milieu. On se bat pour les mêmes ressources (nourriture, territoires, reproduction). Exemple chez les animaux : Les mâles en période de rut pour conquérir les femelles ; Chez les plantes : Jeunes arbres en compétition pour les ressources (eau, nutriments, lumière).

Nuisance unilatérale 

  • L’Amensalisme -/0 : Interaction biologique entre plusieurs partenaires (de même espèce ou d’espèces différentes) dans laquelle l’interaction se révèle négative pour l’un et neutre pour l’autre. Exemple :  Chez les plantes :  L’Allélopathie négative (production de substances chimiques) qui empêche la croissance des plantes voisines comme le noyer qui produit la juglone, le thuya (thuyone) ce qui empêche le développement de certaines plantes voisines, chez l’humain : Microsoft / EDF/ Monsanto qui asphyxient volontairement leur concurrence et nuisent à la vie directement et indirectement.

Il est très difficile de classer des relations dans une seule case car les interactions sont complexes et dynamiques dans un écosystème. Ce qui est important de retenir c’est que c’est la recherche d’équilibre qui génère toutes ces interactions et leur pourcentage.

Il est intéressant de constater que les relations néfastes (0/0 ou -/0 ou -/-) sont beaucoup moins nombreuses que les relations bénéfiques dans la nature (environ 5 à 15%). Cependant, elles sont tout aussi indispensables que les autres relations. C’est une question d’équilibre et de quantité pour que  le biotope reste « équilibré ».

Il est étonnant que les relations néfastes soient celles mises en avant par notre culture ! Nous mettre en Compétition / Nuire aux initiatives d’autonomie  / Nuire et ignorer les solutions existantes (le comportement parasitaire de nos élites est la 4e cause de l’effondrement des civilisations ! J. Diamond)

Si l’on nous fait croire que le “sauvage” n’est qu’une grande compétition où il faut gagner pour survivre, où seul l’altruisme mielleux est la solution et que l’humanité croit à ce rêve,  cela risquerait de transformer le cœur des humains et notre belle planète en un désert stérile cauchemardesque!

6 milliards d’êtres humains en antibiose et en compétition les uns contre les autres qui “rêvent” d’altruisme, ne donnent pas le même monde que 6 milliards d’humains qui cherchent le mutualisme et la symbiose et s’organisent pour empêcher qu’une minorité d’humains “parasitaires” les contrôlent et imposent des interactions nuisibles de façon orchestrées.

A nous de connaitre notre spécificité d’être et le biotope où l’on souhaiterait voir pousser, de nous organiser de façon mutualiste et de nous associer judicieusement comme le font les plantes et les animaux. Au lieu d’essayer de ressembler à un champ de maïs bien rangé, “bio ou pas” !

Laisser un commentaire