Synergie Végétale

Recherche autour de la Synergie Végétale

SOMMAIRE :

 

1- Recherche sur les techniques de culture multiétagées

Nous étudions toutes les stratégies de cultures multiétagées ancestrales et modernes des régions tempérées, tropicales et désertiques, afin de recenser leurs potentiels respectifs.

– Quelles sont les techniques de culture de nos ancêtres en Europe (échalas, hautains, haies bocagères fruitières, futaies jardinées, etc) ? Ces techniques sont-elles encore adaptées et applicables au mode de production actuel ?

– Les techniques de cultures multiétagées tropicales et désertiques sont-elles adaptables au climat tempéré et à l’économie européenne ? Ont-elles un intérêt pour l’amateur ou le professionnel à court, moyen et long terme ?

2- Recherche en phytosociologie sur les séquences végétales adaptées à chaque biotope du climat tempéré

– Quels sont les différents biotopes du climat tempéré et que peut-on espérer y faire pousser ? Du climat très doux du pourtour méditerranéen, aux climats montagnards des Alpes, des Vosges, du Jura, en passant par le climat continental et le littoral atlantique aux vents violents ; des sols sableux et vents salins du bord de mer aux plateaux calcaires, en passant par les sols lourds et humides des fonds de vallées, nous avons de quoi créer des jardins d’Éden aux mille couleurs !

– Quelles séquences végétales proposer pour quels besoins ? Haies fruitières multiétagées pour professionnel ou amateur ? Jardin-forêt pour les poules, pour les cochons, pour les biotopes humides ou pisciculture ?

– Comment vulgariser la phytosociologie pour la rendre accessible et digeste aux non-initiés. La phytosociologie est destinée aux scientifiques, aux botanistes, aux entomologistes, aux climatologues et est remplie de termes techniques indigestes pour l’amateur. Comment rendre plus accessible cette discipline, comment vulgariser l’approche complexe de l’étude des biotopes, des acteurs de ce biotope et des interactions, sans noyer l’intéressé sous les termes scientifiques ?

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3- Recherche en botanique fruitière et légumière

Nous œuvrons à recenser les variétés de fruits et de légumes rustiques adaptées à la culture multiétagée pour identifier celles qui peuvent être placées dans les jardin-forêts et les haies comestibles.

Recherche sur les Plantes Sauvages Comestibles

Quelles sont les limites et les spécificités des plantes sauvages pour composer des communautés végétales et des cultures multi-étagées ?

  • Connaitre et reconnaitre les plantes comestibles et médicinales qui poussent dans les divers contextes du climat tempéré.
  • Tirer parti des plantes dites « spontanées » ou  des « adventices »  pour nourrir les animaux et les humains en renforçant la santé des animaux et du biotope.
  • Cuisiner ou transformer les plantes sauvages aux saveurs souvent fortes… Asperges sauvages, alliaire, pissenlits et autres plantes sauvages ne sont pas toutes aussi appétentes. Lesquelles sont vraiment intéressantes pour l’humain, pour les animaux d’élevage ? Lesquelles sont vraiment productives en terme de biomasse ? Quelles sont les contraintes de préparation des plantes pour qu’elles soient comestibles et est-ce rentable énergétiquement ou économiquement (par exemple : les noisettes sauvages ne valent souvent pas le coup d’être décortiquées…)

Le mouron blanc peut être mangé en salade au printemps quand les feuilles sont tendres, alors que le mouron rouge ou bleu est TOXIQUE (section de la tige carrée). Les noisettes de terre ne sont pas d’un très grand rapport. Le pissenlit est une plante sauvage qui est un bon couvre-sol, sa fleur offre du nectar aux syrphes, ses jeunes pousses se consomment en salade. En vieillisant il devient amer mais il peut être cultivé et « blanchi » comme les scaroles.

 

Recherche sur les plantes cultivées (anciennes et modernes)

Quelles sont les limites et les spécificités des plantes cultivées pour composer des communautés végétales et des cultures multi-étagées ?

Quels sont les facteurs recherchés dans les plantes cultivées pour ces types de culture atypiques ? Propriétés gustatives, Rusticité au froid ou à la sécheresse, Précocité des récoltes, Facilité de récolte et rentabilité en temps, Résistance aux maladies et aux parasites, Conservation et stockage, Floraisons tardives qui échappent aux gelées, etc.

Entre les plantes couvre-sols annuelles, bisannuelles, vivaces, les buissons, les arbres et arbustes, les lianes et toutes les variétés anciennes et modernes qui existent, nous avons des milliers de ressources ! Mais quelles sont les plus intéressantes en fonction du contexte de culture ?

Comment retrouver les espèces et variétés de nos aïeux dans les conservatoires et autres collections botaniques pour ressortir les perles rares ? Ou éplucher des catalogues de variétés modernes à priori destinées aux professionnels pour y trouver les variétés les mieux adaptées aux besoins spécifiques du permaculteur ?

Greffage d'une poire "Colette" sur un cognassier permettant de récolter deux sortes de fruits sur le même arbre


4- Recherche sur les interactions et la régulation éco-systémique

Comment s’auto-régulent les écosystèmes naturels ?

Quels sont les échanges et les processus naturels avec lesquels nous devons danser ?

Les interactions à bénéfice réciproque :

=> La Symbiose +/+ : C’est une association fusionnelle entre deux organismes hétérospécifiques (qui appartiennent à des espèces différentes) obligatoire à la survie de l’un ou des deux. Exemple : mycorhizes/ plantes, flore intestinale/ animaux, Pollinisateur/plantes à fleurs, Poisson clown/anémone.

=> Le Mutualisme +/+: C’est une interaction à bénéfice réciproque entre deux espèces sans que celles-ci soit dépendantes les unes des autres. C’est la relation Gagnant/Gagnant que l’on recherche dans les collectifs. Exemple : pêcheur en barque/dauphin, poisson nettoyeur/requin, oiseaux/merisiers

=> L’altruisme +/0: L’un donne un bénéfice volontaire à l’autre sans retour.  Exemples : Lionne qui élève une gazelle, écureuil qui donne à manger au merle en hiver, dauphin qui sauve un nageur, hippopotame qui sauve les gnous de la noyade, éléphant qui protège une jeune gazelle des lions. Les cas réels sont extrêmement rares, c’est généralement du mutualisme mal interprété !  L’analyse transactionnelle met en évidence qu’il y a toujours un bénéfice à chaque don que l’on fait (ne serait-ce que le plaisir de donner !).

=> Le Neutralisme : Absence de relation :  « On s’ignore »  : Cohabitation de plusieurs espèces sur un même territoire sans exercer d’influence entre elles. On s’ignore paisiblement. Exemples chez les animaux : corbeau/moineau, moineau/carpe, lapin/chouette ; exemples chez l’humain : Notre-Dame -des-Landes où les élites ignorent volontairement toute parlementation, un enfant préfère être battu par ses parents qu’être ignoré par eux !

Bénéfice unilatéral

=> Le Commensalisme +/0 : Association d’espèces sans qu’elle soit une nécessité vitale pour aucune d’entre elles. L’un bénéficie d’une ressource sans nuire à l’autre. Exemples : moineau/miette de pain, renard/poubelle, bousier/vache (bouse)

=> La Prédation +/- : L’un mange l’autre (animal ou végétal) et se nourrit de sa substance. Exemples : mouton/herbe, lion/gazelle,   renard/rongeurs, humain/carottes, hirondelle/insectes, mites/tissu en coton…

=> Le Parasitisme +/- : Relation biologique entre deux êtres vivants où le parasite tire profit d’un organisme hôte pour se nourrir, s’abriter ou se reproduire. L’un prend l’énergie de l’autre et peut lui  donner la mort ou pas ! Exemples :  moustique/animaux,  ichneumon/larves diverses, douve du foie/mouton & humains, vers intestinaux/animaux divers,  vers du bois/arbres, carpocapse/pépin de pommes, coucou/mésange, homo sapiens d’élevage hors sol/écosystème naturel.

Nuisance réciproque

=> La Compétition -/- : attitude de rivalité et de concurrence entre espèces vivantes pour l’accès aux ressources du milieu. On se bat pour les mêmes ressources (nourriture, territoires, reproduction). Exemple chez les animaux : Les mâles en période de rut pour conquérir les femelles ; Chez les plantes : Jeunes arbres en compétition pour les ressources (eau, nutriments, lumière).

Nuisance unilatérale 

=> L’Amensalisme -/0 : Interaction biologique entre plusieurs partenaires (de même espèce ou d’espèces différentes) dans laquelle l’interaction se révèle négative pour l’un et neutre pour l’autre. Exemple :  Chez les plantes :  L’Allélopathie négative (production de substances chimiques) qui empêche la croissance des plantes voisines comme le noyer qui produit la juglone, le thuya (thuyone) ce qui empêche le développement de certaines plantes voisines, chez l’humain : Microsoft / EDF/ Monsanto qui asphyxient volontairement leur concurrence et nuisent à la vie directement et indirectement.

Il est très difficile de classer des relations dans une seule case car les interactions sont complexes et dynamiques dans un écosystème. Ce qui est important de retenir c’est que c’est la recherche d’équilibre qui génère toutes ces interactions et leur pourcentage.

Il est intéressant de constater que les relations néfastes (0/0 ou -/0 ou -/-) sont beaucoup moins nombreuses que les relations bénéfiques dans la nature (environ 5 à 15%). Cependant, elles sont tout aussi indispensables que les autres relations. C’est une question d’équilibre et de quantité pour que  le biotope reste « équilibré ».

Il est étonnant que les relations néfastes soient celles mises en avant par notre culture ! Nous mettre en Compétition / Nuire aux initiatives d’autonomie  / Nuire et ignorer les solutions existantes (le comportement parasitaire de nos élites est la 4e cause de l’effondrement des civilisations ! J. Diamond)

Si l’on nous fait croire que le « sauvage » n’est qu’une grande compétition où il faut gagner pour survivre, où seul l’altruisme mielleux est la solution et que l’humanité croit à ce rêve,  cela risquerait de transformer le cœur des humains et notre belle planète en un désert stérile cauchemardesque!

6 milliards d’êtres humains en antibiose et en compétition les uns contre les autres qui « rêvent » d’altruisme, ne donnent pas le même monde que 6 milliards d’humains qui cherchent le mutualisme et la symbiose et s’organisent pour empêcher qu’une minorité d’humains « parasitaires » les contrôlent et imposent des interactions nuisibles de façon orchestrées.

A nous de connaitre notre spécificité d’être et le biotope où l’on souhaiterait voir pousser, de nous organiser de façon mutualiste et de nous associer judicieusement comme le font les plantes et les animaux. Au lieu d’essayer de ressembler à un champ de  maïs bien rangé, « bio ou pas » !

 

« Qui mange qui » dans le jardin et dans le verger ?

Étude des acteurs de l’écosystème pour comprendre leur niche écologique, favoriser les interactions positives et l’autorégulation.

  • Insectes pollinisateurs : Comment favoriser la pollinisation des plantes en l’absence d’abeilles sociales ? Comment favoriser un étalement de floraison maximal sur l’année pour maintenir une population de pollinisateurs stable et résiliente par la création de niches écologiques (hôtel + restaurant). Comment faire des nichoirs adaptés aux besoins des insectes ?

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  • Les insectes prédateurs : Forficule, mouche braconide, empibibidae, syrphe, chrysope, staphylin.
  • Les insectes parasitoïdes : ichneumon qui consomment des larves diverses

l'ichneumon consomme des larves diverses

  • Les oiseaux qui régulent les insectes :
  • Les animaux régulateurs des rongeurs : Rapaces diurnes et nocturnes, les mustélidés

Le furet chasse les campagnols dans la haie fruitiereIci, Happy, furet du Repaire des Furets

 

  • Les chauves-souris régulatrices des papillons de nuit nuisibles : noctuelles, carpocapses de la pomme, de la poire, de la prune, etc

La chauve-souris régule les papillons de nuit nuisibles (noctuelles ou carpocapse)


5- Recherche sur l’allélopathie positive et négative

Définition de l’allélopathie

L’allélopathie est un ensemble d’interactions biochimiques directes ou indirectes, positives ou négatives, d’une plante sur une autre (micro-organismes inclus) grâce au substances chimiques que les plantes peuvent produire (flavonoïdes, terpénoïdes, alcaloïdes, métabolites diverses). La chimie est le seul moyen qu’ont les plantes pour interagir avec leur voisinage.

On parle d’allélopathie négative quand les substances chimiques de l’une nuisent à l’autre ou au deux.
Exemples : le thuya qui produit la thuyone, nuisible et toxique pour beaucoup d’êtres vivants dont les plantes. Les carottes qui produisent une allélopathie qui empêche leurs propres graines de germer au même endroit l’année d’après.

On parlera d’allélopathie positive quand les effets seront bénéfiques :
Exemple : Les familles des liliacées (ail/oignon) et brassicacées (moutarde, radis) produisent du soufre (que l’on retrouve dans la bouillie bordelaise) ce qui rendra les voisines plus résistantes aux maladies cryptogamiques (oïdium, mildiou, monilia, botrytis, etc.)

Comment tirer parti de l’allélopathie positive pour rendre les plantes plus résistantes ?

  • La vigne peut-elle être résistante au mildiou/oidium/érinose sans aucun traitement?
  • La cloque du pêcher ou la tavelure du pommier peuvent-elles disparaitre grâce à de simples associations botaniques ?
  • Peut-on retrouver les molécules produites par une plante « auxiliaire » dans une autre plante dite « sensible » ?

Comment tirer parti de l’allélopathie négative pour limiter le développement de plantes compétitives ou repousser des insectes nuisibles ?

  • Comment limiter le désherbage ou repousser des insectes autour d’une plante sensible en profitant de l’allélopathie négative ? Comment une plante comestible peut empêcher une autre (peu intéressante, voir compétitive) de se développer ?
  • Par exemple, la rue fétide repousse-t-elle vraiment la piéride du chou (insecte lépidoptère) ?


6- Recherche sur les couvre-sols comestibles et médicinaux

Le désherbage est une activité chronophage qui, en général, est évitée par l’utilisation de désherbants chimiques, de goudron, ou de bâches, mais rarement par une séquence végétale qui permettrait de ne plus avoir à désherber.

Quel couvre-sol comestible ou médicinal dans quel contexte ?

  • Quels couvre-sols sont adaptés pour limiter les graminées dans les vergers en arboriculture fruitière professionnelle ?
  • Quels couvre-sols sont adaptés au pied des petits fruits comme le cassis ou les framboises,  qui permettraient d’éviter le désherbage tout en produisant de la nourriture ou un service écosystémique ?
  • Quelles seraient les techniques de culture multiétagées qui permettraient à l’amateur et aux professionnels de produire plus avec moins d’énergie dépensée et plus d’équilibre écologique et économique ?

7- Recherche sur la productivité et la rentabilité économique pour les professionnels

La permaculture peut-elle s’adapter aux besoins des professionnels de la production alimentaire ?

Quels sont les problèmes rencontrés par les professionnels et ceux-ci peuvent-ils être résolus par le design en permaculture.

Comment valoriser la biodiversité et la rentabilité écologique là où la monoculture s’impose en termes de rentabilité financière ?

Quelle variété fruitière et quels itinéraires techniques pour qu’une permaculture professionnelle soit rentable économiquement ?

L’association travaille en partenariat avec plusieurs professionnels (éleveurs de poulet, arboriculteurs bio, viticulteurs, maraichers) pour trouver des solutions concrètes aux problèmes que les professionnels rencontrent dans leur métier.

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8- Recherche sur la productivité et l’étalement de production pour les particuliers

Ici, on ne cherche pas la rentabilité économique et la rapidité de récolte (à l’inverse du professionnel), mais plutôt l’étalement maximal de production pour grappiller toute l’année et la densification maximum d’une association fruitière pour minimiser l’espace utilisé (pour les tout petits jardins).

Quelle est la limite de ce que peut produire une haie fruitière avec ou sans arrosage ou apports de fertilisants bio ?

Quelles sont les limites de densité, d’espacement ?

Par exemple : Peut-on mettre un pommier, un poirier et un prunier dans le même trou et avoir 3 types de fruits ? Peut-on avoir des pommes de juillet à décembre sur le même pommier ? Comment faire pour avoir 10 variétés de pommes, de poires ou de prunes sur le même arbre de façon à favoriser l’étalement maximal ?

 

haie fruitière multiétagée à CAMPEL

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