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Recherches sur les assocations botaniques effectuées au Centre de Recherche de LA FORET NOURRICIERE à Danne 49500 Saint Martin du Bois.

Ces recherches sont destinées plus particulièrement aux maraîchers qui ont des problématiques de rendement et d’efficacité et qui n’ont pas le temps de faire des tests.

Les amateurs peuvent bien sûr en bénéficier également, s’ils veulent avoir du rendement et moins de travail, sur de plus petites surfaces.

But du test :

  • Voir si les plantes poussent mieux seules ou en association
  • Voir si les associations changent les rendements
  • Tenter d’améliorer les rendements du maraîchage bio
  • Améliorer la régulation écosystémique

Septembre 2018 : Récolte de 802.50 kg de légumes sur 150 m² ! Sans effort ni désherbage et avec peu d’arrosage  !

Nous sommes super contents des résultats de ce test réalisé tardivement (beaucoup de plantes n’ont été installées que début juillet).

Nous ne nous attendions pas à de tels résultats :  5 kg de légumes par m² avec peu d’engrais et d’arrosage. Sur une surface d’un hectare, nous aurions eu un rendement de 50 tonnes !

Imaginez ce que nous aurions récolté avec un peu plus de compost et un arrosage régulier !

 

Conditions du test : 
Ces tests ont été effectués sur une surface de 150 m²  en 2018.
Le sol est argilo-limoneux, relativement lourd.
Nous sommes partis d’une pelouse tondue sur laquelle nous avons étendu comme engrais une balle de foin et de la tonte.

Puis nous avons installé 2 bâches de maraîchage de 75 m² (5 m x 15 m). 
Nous avons passé environ 10 heures pour la préparation du sol (+-5 h) et la plantation (+- 5 h).

Lors de la plantation, nous avons ajouté dans chaque trou une poignée de compost de terreau de feuilles mortes (100 litres en tout).

 

L’été a été assez sec (75 mm/m²) et nous avons procédé à 2 à 3 arrosages (nous n’avons pas pu quantifier cet apport d’eau).
Aucun désherbage ni entretien n’a été effectué.

Nos récoltes :

  • 62 kg de tomates
  • 47 kg de melons
  • 424 kg de courges
  • 194 kg de courgettes
  • 11 kg de poivrons
  • 35 kg d’aubergines
  • 9 kg de haricots coco secs ce qui aurait donné plus de 30 kg de haricots verts s’ils avaient été récoltés à ce stade
  • 4.5 kg de patates douces mais nous n’avions que peu de pieds
  • 16 kg de bettes  (de belle dimension)

Dans l’ensemble, les associations  n’ont pas donné de résultats vraiment probants. certains pieds en association ont été très prolifiques, d’autres n’ont pas marqué de différence.

Nous espérons pouvoir planter à bonne date l’année prochaine et suivre plus rigoureusement les tests.

Ces tests sont basés sur la phytosociologie des plantes alimentaires avec comme principe de base les 5 partenariats.

Le but est de faire ces tests sur plusieurs années afin de démontrer ce qui a un intérêt ou pas.

Nous avons commencé un peu tardivement dans la saison 2018 : plantation mi-juin (au lieu de mi-mai).

La  culture des légumes se fait  sur bâche avec un amendement de paille déroulée en hiver, puis un apport d’engrais verts avec des légumineuses tous les deux ans sous la bâche.

Ces tests ont porté principalement cette année sur des partenariats alimentaires et morphologiques.

1er test : Courgettes et haricots rames

Les courgettes  rondes ont été plantées, une fois sur deux plants avec un haricot rame, qui devrait apporter de l’azote  aux courgettes.
Les récoltes ont été pesées pour chaque plant ce qui permettra en fin de saison d’effectuer un calcul de rendement en fonction du partenariat.

Un test a été aussi fait sur des courgettes longues avec ou sans haricot.

Au 14 juillet, la productivité semble à peu près la même avec ou sans haricot rame, sachant que le maraîcher aura aussi la production des haricots rames en sus. Cela semble donc une association assez judicieuse.

En biodynamie, pour apporter de l’azote au sol, on pratique la rotation : une année des courgettes (gourmandes en azote), une année des haricots qui fixent l’azote de l’air. Le test, lui, apporte l’azote chaque année.

Il faudra évaluer si le fait de tresser les haricots rames avec les courgettes bon couvre-sol, prendra beaucoup plus de temps au maraîcher que sans.

courgette et haricot rame dans le même trou
plants de patate douce

Test phytosociologique à venir  : patate douce avant ou sans haricot rame

Nous n’avons pas pu faire le test cette année avec les haricots rames, car nous n’avons acheté  que deux plants qui permettront de faire des marcottes pour l’année prochaine.

Les plants de patate douce étant très chers, l’intérêt est de faire soi-même des marcottes  en les hivernant et en les faisant repartir au printemps, ce qui permet lors de la plantation (mi-mai après les saints de glace) d’avoir des plants plus vigoureux qui vont produire vite et bien.

Les maraichers ne partent pas d’un plant de patate douce planté au printemps car notre climat de permet pas de la faire partir suffisamment tôt (à moins de la cultiver en couche chaude en janvier/février et de la surveiller pour pouvoir la planter à mi-mai).

Il faut surtout mettre de la paille sur les bâches pour la culture de la patate douce, car sinon elle prend des coups de chaud qui lui sont néfastes.

Test intéressant pour les AMAP : arroche rouge (épinard) avec haricot rame.

 

Le haricot ne ralentit absolument pas la croissance de l’arroche.

Un test a été fait un peu identique de la « milpa » (association  maïs/haricot/courge) ARROCHE/HARICOT RAME/TETRAGONE

L’arroche assure la structure comme le maïs, le haricot est la liane qui monte sur la structure et le couvre-sol est la tétragone. Ce qui donne deux épinards à cueillir au même endroit. Nous ferons un test l’année prochaine avec en plus de l’hablitzia tamnoïdes, l’épinard   du Caucase ce qui permettra d’avoir trois productions d’épinard concentrés au même endroit.

Les productions seront, elles aussi, pesées pour évaluer les rendements de façon objective.

Arroche et haricot
association tomate et haricot

Test : TOMATES avec ou sans haricot nain

Les maraîchers semblent tous d’accord pour dire que la tomate ne produit bien que seule. A Danne, nos associations, dans la serre ou en pleine terre, ne semblent pas pâtir d’être en association avec des blettes ou des haricots.

Le test a été effectué avec des plants hybrides qui sont préférés par les maraîchers pour leur rendement. Les haricots nains ont été choisis pour ne pas avoir de problème de mildiou sur les tomates avec des lianes.

Le constat  est que  l’association semble  plus productive.

Pour ceux qui veulent mener leurs tests, il aurait fallu mettre un rang de haricots nains seuls pour voir la variation de productivité  entre ceux qui sont plantés seuls et ceux qui sont plantés en association avec la tomate.

Test phytosociologique : un CHOU BROCOLI puis un POIVRON avec ou sans haricot rame

Nous constatons, sans pouvoir en tirer vraiment de conséquences, que tous les poivrons ont à peu près la même taille et que  les poivrons seuls n’ont pas encore de fruits alors que l’association poivron/haricot a quelques fruits. L’association semblerait donc un peu bénéfique.

Un rang a été planté avec une aubergine à la place du poivron et le résultat semble le même.

Les derniers tests sont plus aléatoires sans suivre une méthode bien définie

Tomate/blette : les blettes ne semblent  pas aimer  l’association. Elles sont plus difficiles à récolter.

 

En cas d’association genre milpa, il faut planter le maïs et la courge  avant le haricot rame afin que celui-ci n’étouffe pas le maïs. Et surtout il ne faut pas prendre des haricots à récolter verts afin de ne pas avoir la difficulté d’effectuer le ramassage des haricots en faisant attention aux plants qui courent au sol. La récolte ne fait alors en fin de saison sur les trois associés.

Il faut donc bien choisir les variétés à planter en association.  

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