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Après avoir cherché les clés du jardin forêt d’Éden partout, on les a finalement retrouvées, elles étaient cachées dans les mauvaises herbes ! 

 Introduction à l’alimentation vivante

On entend de plus en plus parler de l’alimentation vivante qui est prônée par un nombre accru d’adeptes ventant ses mérites sur la santé. Quels sont ses caractéristiques, ses bienfaits, ses risques et comment la mettre en pratique à son rythme ? C’est ce que nous allons voir dans cet article co-écrit avec Marie du site Extracteursdejus.net

Caractéristiques de l’alimentation vivante

Comme son nom l’indique, l’alimentation vivante se base sur une cuisine « vivante », c’est à dire qui fait la part belle aux fruits et légumes crus. En les mangeant crus, les aliments sont effectivement au maximum de leur teneur en nutriments (vitamines, oligoéléments…) et sont donc idéaux pour notre organisme.

Les adeptes de ce régime alimentaire favorisent également les fruits et légumes crus sous forme de jus, à l’aide d’un extracteur de jus. Ainsi transformés, ils sont bien plus faciles à manger en grande quantité et surtout faciles à digérer puisque les fibres ne sont pas consommées. Les nutriments peuvent donc être plus rapidement et efficacement assimilés par l’organisme.

Précisons également que l’alimentation vivante se base aussi sur la consommation de légumineuses et céréales (germées), de noix et de graines, d’algues ainsi que de laits végétaux.

Les bienfaits de l’alimentation vivante … 

L’intérêt de l’alimentation vivante est qu’elle permet d’apporter une grande quantité de nutriments tels que des vitamines, des enzymes, des sels minéraux, des acides aminés, des antioxydants etc. Aussi, elle permet de re-minéraliser l’organisme et ainsi de le ré-équilibrer grâce à un fort apport en aliments alcalins qui vont venir réduire l’acidité généralement présente en trop grande quantité dans notre corps. Une acidité qui est bien souvent responsable de nombreux désagréments et problèmes de santé.

Cette alimentation est donc un véritable mode de vie qui permet de prévenir de nombreux soucis de santé. Elle permet ainsi de profiter d’une meilleure vitalité, de réduire la sensation de fatigue, d’améliorer la concentration et la mémoire, de purifier les pores de la peau, de réguler l’appétit et donc de stabiliser le poids, d’améliorer la circulation sanguine et le système digestif… En d’autres termes, l’alimentation vivante agit sur l’état de santé général, en permettant au corps d’avoir un meilleur système immunitaire tout en pouvant ainsi aider à rester en bonne santé et à guérir certaines infections ou inflammations.

 Et ses travers !

Bien que très intéressante du point de vue de la santé, l’alimentation vivante comporte aussi sa part de risques, qu’il est important de connaître avant de se lancer tête baissée dans cette démarche. En effet, passer d’une alimentation classique à une alimentation crue risque de bouleverser votre corps, avec des risques de troubler votre système digestif, notamment chez les individus sensibles qui peuvent subir ballonnements, diarrhées, douleurs intestinales…

Par ailleurs, un régime 100 % cru peut entraîner des carences, que ce soit en fer, en zinc ou encore en certaines vitamines (en particulier B12 et D), raison pour laquelle il est fortement déconseillée aux femmes enceintes ainsi qu’aux enfants et adolescents.

Dans le même ordre d’idées, manger des aliments crus augmente le risque d’intoxication, particulièrement en raison de certaines bactéries (listeria, toxoplasme, salmonelle…) qui peuvent se retrouver dans les légumes, même lavés !

Mettre en pratique l’alimentation vivante dans son quotidien

Pour résumer, cette alimentation possède des bienfaits avérés sur la santé mais comporte aussi des risques. Elle n’est donc pas adaptée à tous et ne doit pas, à l’exception de certaines personnes habituées, être mise en œuvre de manière trop extrême. Il convient plutôt d’essayer de manger davantage de fruits et de légumes, notamment crus, que ce soit à la croque ou en jus, et de voir si notre corps le supporte sur la durée et si l’on souhaite augmenter la proportion d’aliments crus par la suite. Il n’est en aucun cas  conseillé de changer du tout au tout ses habitudes alimentaires, nous rappelle Marie, ce qui aurait plus d’effets négatifs que positifs sur le corps.

Le mieux est donc de commencer petit à petit, en intégrant par exemple un jus par jour à son alimentation classique. De ce fait, vous habituerez tout en douceur votre organisme et vous verrez, qu’au fil du temps, vous aurez envie, naturellement, de vous tourner de plus en plus vers les aliments alcalinisants, qu’ils soient crus ou cuits (à la vapeur), consommés à la croque ou en jus. Si vous aimez les effets de ce changement alimentaire sur votre corps, vous pourrez augmenter la quantité de fruits et légumes ou de tout autre aliment sain dans votre alimentation, et parallèlement réduire votre consommation d’aliments néfastes, sans jamais vous priver ni vous forcer. C’est là la clé d’une alimentation équilibrée et bonne pour notre santé : se faire plaisir sans excès, en découvrant les aliments qui nous conviennent et ceux qui sont néfastes pour nous car, rappelons-le, nous avons tous des goûts, une tolérance ou encore une flore intestinale différente, donc ce qui sera bon pour notre voisin ne le sera pas nécessairement pour nous !

Témoignages 

Le témoignage de Franck, Association La forêt nourricière :

Manger plus cru a changé ma vie et a changé ma relation au monde, j’ai vu le jardin forêt comme une réelle solution durable car les noix, les noisettes, les pommes, les prunes et raisins séchés poussent tous seuls, et je n’ai plus besoin de tracteur, de batteuse, de moulin, de pétrin, de four; ma façon de cuisiner n’a plus rien à voir ….. Je n’ai plus à gagner mon pain à la sueur de mon front et je peux donc revenir vers le jardin d’Éden avec mon sécateur et mon four solaire pour faire sécher tout ça avec enthousiasme.

Je n’ai plus peur pour les générations futures, ce qui était le cas avant quand je consommais beaucoup de choses transformées et cuites. Tout mon travail de chercheur en phytosociologie des plantes alimentaires vise à recréer des jardins-forêts dans tous les contextes du climat tempéré et à redevenir quelqu’un de « cru »,  de vrai, car avec mes problèmes de santé (fibromyalgie) et ma gentillesse judéo-chrétienne j’étais « cuit » si je puis dire !

Mon expérience des jus : Certaines cures de jus (carotte, betterave, choux) m’ont vraiment mis très mal (léthargie, troubles digestifs, froid, vertiges, carences diverses, ballonnement et douleurs affreuses) alors que les jus de chardon, de blette, d’ortie, d’endive et salades avec peu, très peu, de fruits me redonnaient une énergie étonnante et m’ont permis de me détoxifier de pas mal de poisons industriels que j’avais ingérés. Maintenant, j’évite les jus et je préfère bien mâcher, beaucoup, ça me va beaucoup mieux et c’est moins coûteux en énergie que la machine à jus et je digère bien mieux.

Le témoignage de Marie (extracteursdejus.net)

J’ai commencé les jus un peu par hasard, car on m’avait parlé des bienfaits de ce régime sur la santé globale. J’avais à l’époque quelques petits soucis de santé dont je n’arrivais pas à me débarrasser (acné, inflammations à répétition, fatigue chronique…).

J’ai donc entamé une première cure composée à 90% de jus en espérant que cela allait me faire du bien mais sans trop y croire non plus. J’ai été bluffée par la rapidité de ce régime car en seulement 5 jours j’ai retrouvé une belle peau, lisse et lumineuse. Il m’a fallu un peu plus de temps pour faire diminuer les inflammations mais celles-ci ont fini par se résorber petit à petit et j’ai par la même occasion retrouvé beaucoup d’énergie.

Aujourd’hui, je n’éprouve plus le besoin de manger uniquement des jus, je pense que mon corps n’en a pas autant besoin qu’avant. Mais désormais, mon alimentation se tourne en très grande partie vers les fruits et légumes (bios et locaux 😉 que je consomme autant à la croque, que cuits à la vapeur ou en jus ! Les jus ont donc bel et bien changé ma vision de l’alimentation et m’ont fait prendre conscience que la manière dont on nourrit son corps peut soit le guérir soit l’abîmer. On est ce que l’on mange !

Article co-écrit par Franck Nathié et Marie



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